Sarra: Bienvenue au café des burn-out, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, je suis de pour nana épuisé et grâce à mon expertise d'infirmière, de coach en résilience et ma passion pour la, je t'aide à déculpabiliser, à sortir de ton isolement, à retrouver la confiance en toi et reprendre goût à la vie. Alors chaque semaine, que ce soit en solo avec une nana inspirante, on parlera dévalorisation, échec, harcèlement, mal-être, mais aussi résilience, espoir, épanouissement et bien évidemment reconversion. Alors si tu as un doute sur l'état de ta fatigue, si tu te demandes si c'est un burn-out ou si c'est juste une fatigue passagère, fais le test suis-je en burn-out, tu auras une idée de ton niveau d'épuisement, mais en plus en fonction de ton résultat, je t'enverrai par mail des conseils et des exercices adaptés à mettre en place. Tu trouveras le lien dans le descriptif. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque et profite pleinement de cet épisode. Alors je ne sais pas si je l'ai déjà expliqué dans les épisodes précédents, je crois crois que j'en ai parlé sur Instagram c'est sûr, à mon avis par mail aussi mais je pense que dans le podcast j'ai oublié. Tu m'entendras te saluer par le terme qui vient de de chez moi bien évidemment et qu'en fait alors à la base c'est les touareg, c'est les gens qui habitent le désert qui disaient pour saluer quelqu'un et ça vient enfin quand on décortique le mot, c'est donc vient approche, ul, ul c'est le coeur donc en fait, ça veut dire approche-toi de mon coeur et je trouve que je trouve que c'est tellement plus poétique, c'est tellement plus beau, ça ça a tellement plus de sens finalement qu'un simple coucou, un simple hello.
Sarra: Du coup maintenant que ce soit par mail, sur insta ou dans le podcast et je vais vous vous saluer par le fameux. Après moi je le dédouble, c'est c'est juste ma façon de de le dédoubler donc je dirais au lieu de le dire en une seule fois, mais en gros c'est pour vous saluer chaleureusement. Voilà parenthèse fermée. Dans cet épisode, on va parler du burn-out dans le milieu de l'éducation. Parce que si tu es enseignante, éducatrice ou que tu travailles avec des enfants et des jeunes, tu sais à quel point ce métier peut être épuisant. Passionnant c'est sûr, ça reste des métiers dans le social qui ont énormément de sens qui sont très utiles clairement d'utilité publique, mais ils sont très stressants, énergivores et malheureusement ingrats, ingrats entre les, enfin en fait dès qu'il y a moi j'ai l'impression que dès que l'état est est dans la, dès qu'elle a besoin de faire des économies, elle va taper dans l'éducation et dans le social et donc on se retrouve avec des classes surchargées, avec le manque de moyens, et donc on se retrouve avec des classes surchargées, avec le manque de moyens, avec la pression au niveau des programmes qui changent tous les ans, les protocoles qui changent tous les ans, des des projets qui prennent vie, mais il n'y a aucun effectif derrière, la charge émotionnelle, la gestion des comportements difficiles parce qu'on est surtout avec de l'humain et généralement de l'humain qui est en difficulté. Donc il n'est pas étonnant de voir de plus en plus d'enseignants craquer. Donc on va voir tout d'abord toujours sur comment reconnaître comment reconnaître les signes du burn-out, on verra comment on verra pourquoi il est fréquent dans l'éducation et surtout comment s'en sortir son tout plaqué.
Sarra: Alors si aujourd'hui tu es concerné par ces métiers et je pense que dans tous les cas cet épisode il peut te faire du bien qu'importe ton boulot. Donc reste à l'écoute. On va commencer par quelques chiffres qui font réfléchir. En France près d'un enseignant sur 2 dit ressentir un épuisement professionnel intense. Il y a 30 pour 100 des profs débutants qui quittent le métier dans les 5 premières années. Moi rien que moi, j'ai au moins 2 3 clientes qui étaient débutantes dans l'enseignement et qui l'ont quitté. Après le travail qu'on a fait ensemble et tout ça, elles se sont reconverties vers d'autres domaines. Le nombre d'art et maladie pour burn-out a explosé ces dernières années dans le secteur de l'éducation, forcément surtout depuis le Covid.
Sarra: Pourquoi Parce qu'il y a une charge de travail immense préparation des cours, correction des copies, réunions interminables. Finalement tu ne t'arrêtes pas même quand tu rentres chez toi, tu tes cours parce que tu es à la bourre, il y en a même qui retourne à l'école le week-end pour préparer les classes, pour mettre des étagères, des meubles, des rideaux non mais c'est vraiment des fois c'est quand même affolant ce qu'on peut entendre quoi. Donc tu travailles le soir, le week-end et les vacances, il n'y a pas de raison pour que ça s'arrête finalement. Donc ça reste une pression énorme avec un programme lourd, des évaluations, des inspections et ce qui fait le plus de mal finalement ce qui pousse à la reconversion, ce qui pousse à l'arrêt et compagnie, c'est le peu de reconnaissance par rapport aux exigences et quand je dis reconnaissance, ce n'est pas qu'à la télé, c'est-à-dire même le salaire qui va avec, les indemnités, les primes, les machins. C'est pas des métiers qui sont très valorisés malheureusement. Et tu ajoutes à ça une charge émotionnelle intense, il faut être à l'écoute des élèves, gérer leurs problèmes, leurs émotions, leurs difficultés parce que ça reste quand même le prof il est censé détecter une maltraitance ou un dysfonctionnement ou une maladie même chez l'enfant qui nécessite une plus grande prise en charge donc il faut vraiment être attentive observatrice et compagnie et ça pompe énormément d'énergie mentale assez clair sans parler des élèves qui sont difficiles, qui manquent de discipline ou des parents absents ou voire envahissants qui te laissent à peine respirer enfin bref. Quand on travaille avec l'humain de toute façon, il y a de tout et la plupart du temps c'est épuisant. Et puis comme je disais ce qui parce que si tu te donnes à fond et que tu as un retour, tu pourrais te dire que ça vaut la peine.
Sarra: Le problème c'est que actuellement dans notre société, il y a un manque de soutien et de moyens, on veut absolument scolariser tout le monde. Là je crois qu'ils veulent redescendre encore jusqu'à 2 ans et demi, il va y avoir encore plus de gens, plus de gamins à l'école, mais il n'y a pas assez de ressources, il n'y a pas assez de de classe, il n'y a pas assez de de profs, il n'y a pas le budget qui va avec. Donc beaucoup d'enseignants se sentent seuls et abandonnés finalement par leur hiérarchie, par le par le ministère de l'éducation nationale enfin sans parler de tous ces profs qui ont du mal à déconnecter, ils ont du mal à vraiment laisser le boulot au boulot parce qu'ils culpabilisent si elle prépare pas correctement les livres, si elle ne donne pas exactement les moyens qu'il faut, si elle n'est pas si elle se met en arrêt parce qu'elle est malade, si elle n'est pas remplacée. Résultat ça reste un épuisement profond, un stress chronique, une perte de motivation et du coup ça découle en burn-out. Et d'ailleurs pour reconnaître du coup ces signes de burn-out chez l'enseignant, je dirais que tout d'abord il faut comprendre que ça ne vient pas du jour au lendemain. On le sait maintenant aujourd'hui au bout du centième épisode, vous savez que le burn-out s'installe progressivement, il envoie des signaux d'alerte depuis le début, depuis la phase d'alarme, il n'a pas arrêté d'envoyer des signaux d'alerte, mais forcément on n'est pas à l'écoute et donc à un moment donné on va arriver à cette fatigue extrême même après un week-end ou des vacances tu es toujours fatigué, cette perte de motivation parce qu'à la base tu es quand même passionnée par ton taf, mais là tu n'as même plus envie d'aller en classe, tu n'as pas envie de gérer la classe, tu n'as pas envie de donner cours, tu sens que tu es irritable, que tu es impatiente, que tu t'énerves trop vite, même avec des tout petits détails enfin bref tu sais qu'à la base tu relativisais beaucoup plus si tu prenais plus de recul. Le sommeil il est chaotique, tu cogites la nuit, tu dors mal, tu te réveilles fatigué, tu te réveilles souvent, tu fais des cauchemars, tu as du mal à t'endormir ou tu te lèves très très tôt et puis une hyper émotivité, voilà tu vas exploser de colère pour un rien du tout, tu vas t'effondrer en larmes aussi pour un rien du tout. Enfin quand je dis un rien du tout, ça reste relatif, il faut que je pose un mot dessus mais pour dire que c'est peut-être des événements qui ne te faisaient pas pleurer avant, des événements qui ne te ne te mettaient pas en colère parce qu'avant ce n'était pas suffisant pour te mettre en colère ou pour te faire pleurer, sauf qu'aujourd'hui ces mêmes événements-là, ils te mettent en colère et ils te font pleurer et même des événements qui sont moins graves que ceux-là arrivent à te mettre en colère et à te faire pleurer.
Sarra: Je crois que ma phrase est trop longue, mais j'espère que vous m'avez comprise. Après tu as des douleurs physiques, des maux de dos, des migraines, des tensions musculaires, souvent un rhume, une une gorge qui s'irritent, tu cicatrises même mal voilà, c'est pour vraiment dire qu'il y a autant des douleurs qu'un système immunitaire qui galère. Et puis on a des troubles cognitifs aussi, tu as du mal à te concentrer, tu as des troubles mémoires, tu ne te rappelles plus de rien, une tâche de 20 minutes forcément elle va te prendre 3 heures. Et après je finirai par le sentiment d'inutilité ou d'impuissance où tu te dis que ce que tu fais ne sert à rien parce que tu n'arrives pas en fait à aider l'autre, tu n'arrives pas à aider l'élève, tu n'arrives pas à lui donner ce dont il a besoin. Si tu te reconnais dans plusieurs de ces symptômes franchement c'est qu'il n'y a pas mal de signaux et que là il est temps de prendre soin de toi. Alors quand je te dis qu'il est temps que tu prennes soin de toi, je ne parle pas d'une après-midi avec les copines ou d'aller se faire masser ou de se faire une manucure ou des skincare ou je ne sais pas quoi, ça ça fait partie des routines self care il n'y a aucun problème, mais ce n'est pas suffisant parce que allez je passe un week-end super avec des copines sauf que lundi je reprends le boulot et je repars avec mes comportements inadaptés. Mais en fait le week-end, c'est à courte durée, son bienfait il est à courte durée et ce sera jamais suffisant pour venir recharger tout ce que me demande ma semaine à l'école. Donc quand je vous dis, il est temps de prendre soin de vous, je parle surtout de développement personnel en vérité et de psychologie positive.
Sarra: Et donc la première des choses, c'est d'apprendre à poser des limites. C'est-à-dire je ne réponds pas aux appels du boulot lorsque je suis en repos, je ne réponds pas aux mails du taf lorsque je suis en repos. Il y a des heures à partir desquelles c'est no way, il n'y a pas moyen urgence ou pas urgence, ce n'est pas l'entreprise à mon père. Accepter que tu ne peux pas tout faire, donc tu dois prioriser qu'est-ce qui est super important aujourd'hui et tant pis pour le reste. Et puis dire non, dire non pour des classes trop surchargées, dire non pour des réunions inutiles, dire non pour bosser en dehors du boulot, enfin je ne sais pas comment sont les contrats, mais encore une fois on revient à sa fiche de poste, on revient à son contrat et tout ce qui n'est pas dans le contrat n'a pas lieu d'être. Donc je dis non quand ce n'est pas dans mon contrat. Quand on dit ça ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, pareil si tu t'adaptes au au manquement de l'état, si tu viens les remplacer, si tu viens faire le boulot à sa place, il va dire mais c'est trop bien mais j'arrête de faire moi en fait parce qu'elles sont tellement ils sont tellement passionnés et impliqués et des voix à leur boulot en fait ils vont se débrouiller ils vont s'adapter. Je donne pas les moyens mais ils vont s'adapter Donc non, si on veut que l'état prenne ses responsabilités, on est obligé de dire non et on est obligé de poser nos limites et et ce n'est pas des limites de malade, c'est des limites de contrat de travail, c'est des limites de fiches de poste qu'on soit bien d'accord.
Sarra: Le deuxième point, ça va être de créer des routines anti stress, c'est-à-dire que chaque jour je prends du temps pour moi ne serait-ce que 10 minutes. Donc là, ça rentre dans les routines self care ou le week-end j'ai une vie sociale, je laisse mon boulot de côté. Donc effectivement je vais aller avec mes copines faire ce que j'ai envie, mais même pendant le boulot, il faut que j'arrive à me trouver 10 minutes pour me recharger, soit avant le taf, soit après le taf, soit pendant ma pause qu'importe. Je vous conseille vraiment d'avoir des moments de mouvement dans votre semaine, marche, étirement, yoga, sport, ce que vous voulez et puis il reste toujours la cohérence cardiaque qui est faisable absolument partout et qui aide à calmer le système nerveux. Le troisième point c'est de trouver du soutien, donc parler à des collègues de confiance, ne pas rester seul, se faire aider quand a des alors je connais pas toutes les institutions mais je ne sais pas s'il y a des syndicats, s'il y a des CSE quelque chose comme ça en tout cas aller demander du soutien chez les gens qui chez les organismes qui sont faits pour ça. Consultez un professionnel voire des professionnels, Vous êtes prof, c'est énormément de boulot, vous avez besoin d'un coach, d'un psy, d'un médecin traitant, d'un kiné peut-être, j'en sais rien, mais prenez soin de vous avec des professionnels. Ils vont vous permettre de revoir votre façon de faire, de corriger des trucs et comme ça vous allez être en forme pour aller au boulot, vous vous vivrez beaucoup mieux les galères sur place. Et puis rejoindre une communauté de profs bienveillants, je sais pas si ça existe, s'il y a des groupes comme ça de profs bon après il ne faut pas rentrer dans des endroits où ça fait que se plaindre mais il doit y avoir des groupes ne serait-ce que sur Facebook peut-être pour partager des notes, des fiches, des cours, quelque chose quand même pour vous soutenir et pour vous donner des informations que vous n'avez pas.
Sarra: Le quatrième point ça va être de redonner du sens à ton métier parce que comme je disais au début c'est des métiers qui ont beaucoup de sens bien au contraire mais c'est tellement fait aujourd'hui dans un concept dans un contexte d'usine. Trop de gens trop de gamins peu de temps peu d'effectifs donc c'est un peu comme l'infirmier qui dit j'ai pas le temps pour mes patients donc je sais même plus ce que je fais avec mes patients, je fais vite, je suis plus à l'écoute donc je fais pas mon boulot comme j'ai envie de le faire et bien le prof aussi il peut dire j'ai trop d'élèves et peu de temps, je n'ai pas les moyens et je n'arrive pas à faire mon boulot comme j'arrive à comme je devrais le faire et comme j'ai envie de le faire. Donc focus sur les petites victoires et faire la différence entre les choses sur lesquelles tu as de l'impact et les choses sur lesquelles tu n'y peux absolument rien. Le cercle de contrôle est toujours très important, c'est quelque chose que je travaille avec les filles que j'accompagne plus plus plus parce que ça libère énormément d'énergie, le fait de comprendre qu'est-ce qui est dans ton contrôle et qu'est-ce qui ne l'est pas. Et les choses qui ne sont pas dans votre contrôle, vous ne pouvez rien y faire de toute façon. Donc concentrez-vous sur les choses que vous pouvez réellement changer encore une fois sans faire le travail de l'État tout en vous focalisant sur votre fiche de poste et votre contrat de travail et puis gardez en tête qu'il n'y a que ça que vous pouvez faire et que si vous arrivez à le faire bien ça fera déjà une grande différence pour l'élève donc on se focalise sur les petites victoires l'élève qui a compris quelque chose l'élève qui a été écouté, l'élève qui a changé un truc, l'élève qui s'est verbali, qui a verbalisé alors qu'il était tout le temps dans un coin, l'élève qui s'est un peu calmé. Voilà, on prend tout ce qu'on peut prendre et on se rappelle pourquoi on a choisi ce métier au départ. En tout cas, vraiment si tu es au bout du rouleau, je te donne 3 étapes essentielles, petit un, on consulte un médecin.
Sarra: On consulte un médecin traitant, on lui parle de nos signes et s'il veut diagnostiquer un burn-out, un besoin d'arrêt, en l'acceptant on le fait, s'il nous conseille autre chose des compléments alimentaires ou une visite chez la psy ou des, bref on va aller consulter un médecin traitant parce que le burn-out c'est une vraie urgence de santé ce n'est pas une blague. Et s'il faut prendre une pause alors on prend la pause, on s'arrête et on prend soin de soi. Et des fois, ce n'est pas nécessaire, on continue de bosser, on fait appel à un coach, on avance un programme ensemble en parallèle et ça fonctionne très bien aussi. Tout dépend ton niveau de fatigue. Dans tous les cas, tu as vraiment besoin de professionnels de santé conventionnel, mais aussi des professionnels un peu plus alternatifs qu'on peut trouver aujourd'hui parce que en fait l'ensemble va t'aider à comprendre pourquoi ton comportement est inadapté, pourquoi tu te surinvestis autant, pour que tu n'arrives pas à poser des limites. Et de l'autre côté, tu pourras mettre en place des actions qui vont te permettre de te recharger pour repartir le lundi matin au top et et vivre en fait ta semaine tranquillement. Donc n'hésite pas à réserver ton appel offert avec moi pour voir ce qu'on peut faire ensemble, même si tu n'es pas en arrêt. Alors si tu es en arrêt, c'est encore mieux, mais même si tu ne l'es pas, on pourra quand même trouver des plans d'action qui sont adaptés à un temps plein, au contraire ça va te permettre de mettre les actions en place, tu vas les mettre en pratique, tu vas les tester dans le milieu professionnel assez rapidement et tu auras des résultats plus concrets assez rapidement.
Sarra: Pour récapituler l'épisode, je dirais que le burn-out chez les enseignants est un vrai problème, mais il n'est pas une fatalité. Il se soigne comme tout le reste, il faut savoir poser ses limites, prendre soin de soi et demander du soutien aux personnes compétentes. En tout cas merci plus plus pour ton écoute, si tu veux soutenir le café des Burns, tu peux me laisser un avis, me mettre 5 étoiles sur la plateforme de Appel Podcast. Tu peux partager le podcast autour de toi, peut-être l'envoyer à une ou une éduqueuse que tu connais. Et pour échanger sur cet épisode, je te donne rendez-vous dans la safe play sur Telegram, dans ce cas, tu la semaine prochaine pour un nouvel épisode et d'ici là, booste ton feeling.